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icone_searchInsertion professionnelle des jeunes diplômés de grandes écoles

L'insertion des jeunes diplômés des écoles de commerce et d'ingénieur semble progresser en 2007, confirmant ainsi l'évolution amorcée depuis quelques années. Un taux d'emploi dépassant les 85%, un délai de recherche d'emploi inférieur à 2 mois pour 82% des postulants, une hausse des salaires d'embauche et des contrats durables sont les principaux indicateurs témoignant d'un contexte propice à l'emploi des nouveaux diplômés : le bilan de l'étude 2007 de la Conférence des Grandes Ecoles est plus que positif ! D'autre part, d'après l'institut Trendence, les attentes des étudiants quant à leur futur emploi sont en corrélation avec les offres réelles.

Présentation des enquêtes CGE et Trendence

La Conférence des Grandes Ecoles a procédé à partir de Janvier 2007, comme chaque année, à une enquête sur l'insertion et la situation des étudiants récemment sortis d'Ecoles. Le rapport de cette étude a été publié en juin 2007 et est disponible ici. Les chiffres présentés ci-dessous sont en partie extraits de ce rapport. La CGE réunit 174 écoles d'ingénieurs et de commerce, soit plus de 30 000 diplômés par an. Au final, ce sont plus de 15 000 étudiants nouvellement diplômés qui ont répondu à cette enquête, soit près de 40 % des diplômes délivrés par les écoles françaises de commerce et d'ingénieur en 2006.
Parallèlement, de Novembre 2006 à Janvier 2007, l'institut Trendence a interrogé plus de 11 000 futurs diplômés dans 94 écoles de commerce et d'ingénieurs quant à leur vision de leur avenir professionnel. Les conclusions de ce Baromètre Etudiants sont disponibles ici.

Afin de mieux cerner les ambitions étudiantes et les réalités des emplois, nous avons confronté quantitativement et qualitativement ces deux enquêtes, soulignant points communs et différences entre perspectives d'avenir des élèves et les réalités que rencontrent les récents diplômés.

Evolution de la situation des diplômés de la promotion sortante

D'après l'institut Trendence, emplois et carrières sont des éléments primordiaux dans la projection d'avenir des futurs diplômés. Se considérant comme bien préparés au milieu professionnel grâce à leur formation (70 % dans les écoles d'ingénieurs, 81 % dans celles de commerce), ils affichent une indéniable détermination. Sûrs de leur capacité à s'insérer, ils restent cependant ouverts à certaines concessions, notamment au départ de leur vie professionnelle. 62 % des futurs ingénieurs et 53 % des nouveaux managers "ne se font pas de soucis pour leur avenir professionnel" et respectivement 29 % et 42 % sont près, étant donné la difficulté de trouver un emploi, à faire passer leur vie privée en second plan. On assiste d'ailleurs ici à une légère opposition entre projets de vie des élèves ingénieurs et des futurs managers. Ces derniers, légèrement moins optimistes, plus ambitieux et plus confiants en leurs capacités à diriger, sont prêts à sacrifier quelque peu leur vie privée au profit de responsabilités plus importantes et d'ascensions professionnelles plus rapides. Les futurs ingénieurs, plus optimistes et plus concernés par la sécurité de l'emploi, recherchent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

En ce qui concerne la réalité de la situation des nouveaux commerciaux et ingénieurs, la tendance des années précédentes est clairement confirmée par l'enquête CGE 2007. Le pourcentage de diplômés en activité professionnelle est en constante progression, connaissant une croissance de 25% en 4 ans, et atteint aujourd'hui les 71 %. Parallèlement, le nombre de personnes en recherche d'emploi connaît une forte baisse, étant diminué de moitié sur une période de 4 ans. Ce sont principalement les écoles d'ingénieurs qui bénéficient de ce recul de non-emploi (-4,5% cette année, pour -2,8% chez les écoles de commerce).
Ce contexte favorable à l'embauche a également des conséquences chez les étudiants en poursuite d'études. Leur nombre est passé de 16 % à 12 % en 4 ans.

Lorsque l'on compare les deux enquêtes, il est intéressant de noter qu'il existe un décalage entre les espérances des futurs diplômés et la réalité expérimentée par ces derniers à la sortie des écoles. 42 % d'entre eux ne sont pas confiants quant à leur avenir professionnel alors que seulement 12 % d'entre eux seront à la recherche d'emploi l'année suivante.


Evolution du taux net d'emploi des diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce de la promotion sortante

Il est intéressant de comparer les situations des ingénieurs et des managers. En 2007, le nombre des premiers en activité professionnelle est quasiment équivalent à celui des commerciaux, ce qui était loin d'être le cas il y a quelques années. Pour la première fois en 4 ans le nombre d'ingénieurs à la recherche d'emploi est inférieur à celui des managers. Il est également intéressant de constater que les ingénieurs récemment diplômés sont plus enclins à poursuivre leurs études que leurs homologues commerciaux (15% contre 4.7%)

Evolution de la situation des ingénieurs et managers diplômés en 2006
Situations des diplômés de la dernière promotion Ingénieur Commerce
En activité professionnelle 69.1 % 75.9 %
En recherche d'emploi 12.3 % 12.9 %
En volontariat international 2.8 % 5.1 %
En poursuite d'Etude 15.0 % 4.7 %
Autre 0.8 % 1.4 %
Total 100 % 100 %
Taux net d'emploi 84.8 % 85.5 %

Evolution du taux net d'emploi des diplômés de la promotion sortante

D'après les résultats de l'institut Trendence, près de 25 % des élèves ingénieurs et 35 % des élèves en écoles de commerce estiment qu'il leur sera difficile de trouver une activité professionnelle. La réalité est toute autre puisque seulement 15 % des demandeurs d'emploi seront à la recherche d'un emploi l'année suivante, et potentiellement moins si l'évolution actuelle poursuit la même progression. En effet, après une chute spectaculaire entre 2001 et 2004, le taux net d'emploi (nombre de diplômés employés / diplômés en recherche d'emploi) est presque revenu aux valeurs particulièrement élevées des années 2000-2001.
Il est maintenant quasiment identique chez les ingénieurs et les commerciaux, alors que l'écart était d'environ 10 points il y a 3 ans, à la faveur des managers... C'est à se demander si l'on ne manque pas d'ingénieurs...

Evolution du taux net d'emploi des diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce de la promotion sortante
Source : Conférence des grandes écoles

Un délai de recherche d'emploi plus court


Cette forte hausse du taux net d'emploi est accompagnée d'une réduction du temps de recherche d'emploi. Le pourcentage de diplômés ayant signé un contrat avant la sortie de l'école a augmenté de 10 points en 2 ans, atteignant les 57%. Parallèlement, ceux qui trouvent un emploi après plus de 2 mois suivant leur sortie sont moins nombreux : ils passent de 28 % à 19 % au cours des deux dernières années.


Répartition des recherches d'emploi des diplômés de la promotion sortante

Une augmentation du salaire d'embauche

Quant aux salaires, et notamment à l'embauche, les prévisions des étudiants sont légèrement plus optimistes que la réalité même si la différence entre rémunération espérée et réelle est faible. En effet, les élèves des écoles de commerce espèrent gagner en moyenne 34 000 Euros par an lors de leur premier emploi, alors que leur premier salaire est en moyenne de 33 120 Euros. Les élèves ingénieurs espèrent 33 000 Euros en moyenne pour 31 090 Euros dans la réalité. Dans les écoles les plus prestigieuses, ces espérances atteignent respectivement 40 000 Euros et 38 000 Euros chez les managers et les ingénieurs. Dans les deux catégories, un critère fait l'unanimité : une large majorité des élèves préfère un salaire potentiellement élevé à long terme plutôt qu'un haut salaire de départ (environ 70 % d'entre eux).
Dans la réalité, dans ce contexte profitable à l'insertion, les salaires d'embauche connaissent une augmentation non négligeable. Il s'agit tout de même de relativiser cette hausse : le coût de la vie augmentant également. Il serait ainsi intéressant de comparer cette évolution avec l'inflation des prix.
La différence des salaires d'embauche entre commerciaux et ingénieurs reste, quant à elle, similaire aux années précédentes.

Evolution des salaires bruts moyens
Année de l'enquête Ecole de Management Ecole d'Ingénieurs Total
2006 33 120 Euros 31 090 Euros 31 740 Euros
2005 32 200 Euros 30 250 Euros 30 090 Euros
2004 31 700 Euros 29 600 Euros 30 300 Euros
2003 29 700 Euros 29 300 Euros 29 400 Euros
2002 31 450 Euros 29 400 Euros 30 000 Euros
2001 33 800 Euros 30 100 Euros 31 400 Euros
2000 32 500 Euros 30 000 Euros 30 800 Euros

Répartition par poste des nouveaux diplômés embauchés

L'enquête Trendence révèle une ambition marquée des futurs diplômés : 69 % des élèves managers et 51 % des élèves ingénieurs privilégient des postes à long terme plutôt qu'une stricte délimitation entre vie professionnelle et vie privéeDe même, respectivement 74 % et 53 % préfèrent une promotion rapide à un emploi sûr. Enfin, 57 % des futurs managers et 41 % des futurs ingénieurs donnent priorité un poste avec de plus hautes responsabilités plutôt qu'à un partage en équipe de celles-ci.

L'enquête de la CGE confirme ces aspirations: les ingénieurs et managers fraîchement diplômés ont de fortes propensions à devenir cadres ; c'est le cas pour 89 % d'entre eux contre 85 % en 2006, et 91 % en 2002.
En ce qui concerne les contrats, 79,5 % des diplômés embauchés se voient proposés un CDI, un pourcentage en progression depuis plusieurs années.
La différence des contrats d'embauche reste minime pour les commerciaux et les ingénieurs. En revanche, elle est flagrante lorsque nous comparons les hommes et les femmes, ce qui confirme l'inégalité des salaires d'embauche en fonction des sexes (2 000 à 3 000 euros de différence)...
Situation des diplômés 2006 embauchés par nature de contrat
Statut et nature du contrat Commerce Ingénieur Ensemble
Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
Cadre 94 % 87 % 87 % 81 % 92 % 84 %
CDI 81 % 69 % 85 % 78 % 82 % 73 %
CDD 14 % 26 % 11 % 17 % 13 % 22 %
CNE,Intérim, Autres 5 % 5 % 4 % 5 % 5 % 5 %

Répartition géographique des nouveaux diplômés embauchés

Les pays étrangers représentent une sécurité alternative pour les futurs diplômés : ce sont près de 40 % d'entre eux qui estiment, selon l'étude de Trendence, qu'il leur sera plus facile de trouver un emploi à l'étranger. Cette proportion est légèrement plus élevée chez les futurs managers (environ 45 %). De plus, 52 % des futurs ingénieurs et 62 % des élèves commerciaux sont prêts à accepter un emploi partout dans le monde. Il semblerait finalement que ces futurs diplômés orientent plus leurs recherches d'emploi sur le territoire français, puisque seulement 17 % des récents managers et 11 % des nouveaux ingénieurs travaillent à l'étranger.

De manière plus générale, la répartition géographique des managers et ingénieurs récemment employés varie peu depuis quelques années. Il est intéressant de noter les différences notoires entre diplômés issus des écoles de commerce et d'ingénieurs. Les commerciaux sont plus enclins à travailler dans la région parisienne et à l'étranger que leurs homologues scientifiques préférant la province. Cette différence semble aussi bien s'expliquer par un choix de vie que par les particularités des offres. Au final, toutes écoles confondues, ce sont près de 50 % des diplômés qui trouvent un emploi en Ile de France.

Répartition géographique des nouveaux diplômés embauchés
Emplacement géographique Ecole de Commerce Ecole d'Ingénieurs Ensemble
Ile de France 59 % 42 % 48 %
Province 24 % 47 % 39 %
Etranger 17 % 11 % 13 %

Taille des entreprises recrutant les nouveaux diplômés

Les entreprises recrutant le plus dans les écoles sont celles de plus de 500 salariés. Cette tendance s'accentue même au cours des dernières années. Plus de 64 % des jeunes diplômés exerçant un emploi rejoignent ces grandes compagnies. La différence entre ingénieurs et commerciaux reste minime.

Taille des entreprises recrutant les diplômés 2006
Taille Ecole de Commerce Ecole d'Ingénieurs Ensemble
Moins de 100 salariés 21 % 22 % 21 %
De 100 à 500 salariés 13 % 16 % 15 %
Plus de 500 salariés 66 % 63 % 64 %

Ingénieurs récemment diplômés : fonctions et secteurs d'activité

Cette année 2007 ne marque par de changement majeur quant à la répartition des nouveaux ingénieurs par domaines d'activité. L'industrie, toutes catégories confondues, reste en tête avec plus de 40 % des embauches. Suivent ensuite les secteurs des technologies de l'information (13 % des recrutements), du BTP/Construction (10,5 %) et du conseil/études (10,2 %). Le milieu de l'informatique enregistre une légère baisse en comparaison aux années précédentes.

Les principaux secteurs d'activité des ingénieurs récemment diplômés
Secteur d'activité Promotion 2005 Promotion 2006
Industrie automobile, aéronautique, navale, ferroviaire 17.3 % 15.2 %
Technologie de l'information 14.6 % 13.0 %
BTP/Construction 8.7 % 9.8 %
Etude/Conseil 8.6 % 9.9 %
Energie 7.2 % 8.7 %
Autres secteurs industriels 5.0 % 5.9 %
Banque/Finance/Assurance 4.4 % 4.3 %
Industrie chimique ou pharmaceutique 3.3 % 4.5 %
Industrie agroalimentaire 5.0 % 4.2 %
Industrie des technologies de l'information 3.8 % 3.8 %
Agriculture, sylviculture, pêche 3.2 % 2.3 %
Audit 0.6 % 0.8 %
Total 80.8 % 82.4 %

Les espérances des futurs ingénieurs concernant les secteurs d'activité où ils aimeraient exercer sont généralement confirmées par la réalité. La proportion d'embauches dans l'industrie automobile, dans l'aéronautique, dans la construction et dans l'Energie et Environnement correspond relativement bien aux aspirations formulés par les étudiants. Il semblerait donc qu'une forte majorité des nouveaux diplômés trouvent un emploi dans le secteur d'activité qui les intéresse.

Les secteurs d'activité préférés des futurs ingénieurs
Secteur d'activité Proportion d'élèves ingénieurs
Industrie automobile, aéronautique, spatiale, Construction 55 %
Energie 25 %
Industrie électronique et électrique 22 %
Biens de consommation courante 17 %
Matériel informatique et logiciels 15 %
Banque/Assurance 13 %
Transporte et logistique 11 %

En ce qui concerne les fonctions des nouveaux recrutés, le R&D représente, comme l'année précédente, la proportion la plus importante des métiers exercés. Il concerne près d'un quart des récents diplômés. Comme nous l'avons vu auparavant, la proportion d'emplois liée à l'informatique est en légère baisse passant de 18,5% en 2005 à 17,5% en 2006.

Les principales fonctions exercées par les ingénieurs récemment diplômés
Fonction Promotion 2005 Promotion 2006
R&D 22.9 % 23.9 %
Consulting 12.7 % 13.3 %
Production/Exploitation 9.2 % 10.3 %
Etude développement en informatique de gestion 9.2 % 9.0 %
Informatique industrielle et technique 5.3 % 5.1 %
Expertise et assistance technique 4.1 % 4.5 %
Qualité sécurité 3.8 % 3.7 %
Systèmes, réseaux, internet, télécommunication 4.2 % 3.4 %
Méthodes, gestion et contrôle de production 3.6 % 3.2 %
Technico-commercial 2.7 % 2.1 %
Maîtrise d'ouvrage 1.4 % 1.9 %
Logistique 1.9 % 1.9 %
Entretien, maintenance, sûreté de fonctionnement 1.2 % 1.6 %
Fonctions propres à la banque et à la finance 1.6 % 1.6 %
Audit 0.8 % 0.8 %
Total 85.6 % 87.0 %

Nouveaux managers : fonctions et secteurs d'activité

Les deux enquêtes montrent en revanche d'importantes différences entre les espérances des futurs commerciaux et leurs emplois à la sortie des écoles. En effet, ils sont plus de 50 % à être attirés par les entreprises de biens de consommation courante, alors que finalement, ils seront d'avantage engagés par les banques, les assurances et les entreprises de conseil/audit.

Les secteurs d'activité préférés des futurs managers
Secteur d'activité Proportion d'élèves en écoles de commerce
Biens de consommation courante 53 %
Banque/Finance/Assurance 30 %
Audit, expertise comptable 17 %
Construction auto et équipementiers 14 %
Conseil en management 11 %
Distribution 11 %
Energie 10 %
Matériel informatique et logiciels 9 %



Comme nous pouvons le constater dans le tableau suivant, la banque, les assurances et le conseil restent, comme chaque année, les principaux secteurs sources d'emplois pour les managers récemment diplômés. Ils en attirent près d'un sur deux ! En revanche, le domaine de la distribution, quant à lui, est toujours en déclin. La proportion recrutée dans ce secteur a été divisée par 2 en 7 ans et est aujourd'hui plus que de 7,8%.

Les principaux secteurs d'activité des managers récemment diplômés
Secteur d'activité Promotion 2005 Promotion 2006
Finance, Banque, Assurance 18.6 % 20.0 %
Etudes conseil 13.1 % 12.5 %
Audit 12.0 % 10.8 %
Commerce/Distribution 9.4 % 7.8 %
Technologie de l'information 4.7 % 6.5 %
Industrie agroalimentaire 3.7 % 4.4 %
Industrie chimique ou pharmaceutique 4.8 % 4.3 %
Industrie automobile, aéronautique, navale ou ferroviaire 4.0 % 3.7 %
Médias, Editions, Arts et Culture 5.3 % 3.2 %
Luxe - 2.3 %
Industrie des technologies de l'information 1.8 % 1.8 %
BTP Construction 1.5 % 1.5 %
Total 78.9 % 78.8 %

En forte corrélation avec la baisse de l'importance du secteur commerce/distribution, la proportion de diplômés exerçant une fonction de vente/commercial a également diminué, passant de 15,1 % à 13,7 % de 2005 à 2006. Le marketing et le conseil restent les emplois les plus prisés.

Les principales fonctions exercées par les managers récemment diplômés
Fonction Promotion 2005 Promotion 2006
Marketing 15.0 % 15.6 %
Consulting 13.9 % 14.7 %
Commercial/Vente 15.1 % 13.7 %
Fonction propre à la banque et à l'assurance 12.2 % 11.9 %
Audit 12.9 % 11.6 %
Administration, gestion, comptabilité 7.9 % 10.3 %
Ressources humaines 3.4 % 3.9 %
Communication 3.7 % 2.8 %
Total 84.1 % 84.5 %

Poursuite d'études chez les diplômés

Le nombre de diplômés poursuivant les études après la sortie de l'école continue de baisser d'année en année. Il est passé de 16 % à 12 % en 4 ans. Cette tendance s'explique en partie par un contexte de recrutement plus favorable. Seule la thèse académique entraîne un engouement plus important, avec une progression de 5,6 points en un an chez les ingénieurs. Cette augmentation confirme l'évolution révélée par de récents chiffres de la CGE qui indiquent que le nombre de thèses soutenues en France a augmenté de 20 % en 3 ans.

Répartition des diplômés poursuivant des études selon le type d'étude
Type d'étude Enquête 2007 Enquête 2006
Ingénieur Commerce Ingénieur Commerce
Master Professionnel 13.1 % 38.4 % 11.0 % 29.4 %
Master Recherche 9.5 % 11.7 % 7.3 % 12.3 %
Mastère Spécialisé 24.9 % 14.0 % 25.2 % 19.4 %
Master of Science 5.6 % 2.0 % 5.0 % 2.8 %
MBA 3.1 % 4.2 % 2.7 % 4.7 %
Thèse académique 23.3 % 0.7 % 28.9 % 1.9 %
Autre 20.4 % 29.0 % 20.0 % 29.4 %

Conclusion

L'avenir des diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce semble être assuré. Les principaux indicateurs (hausse des salaires d'embauche et du taux net d'emploi, réduction du temps de recherche d'emploi et du nombre de chercheurs d'emploi) montrent une insertion de plus en plus avantageuse chez les ingénieurs, comme chez les commerciaux. Les chiffres de l'institut Trendence révèlent que les perspectives d'avenir élaborées par les étudiants correspondent également à ce contexte positif. Réalistes et informés sur le marché de l'embauche, élèves d'écoles de commerce et d'ingénieurs sont prêts à s'insérer dans le monde professionnel. Mis à part de potentielles déceptions concernant les secteurs d'activité chez les futurs managers, leurs espérances seront vérifiées au cours de leur vie professionnelle à venir. Seules de légères craintes quant à la difficulté de trouver un emploi amoindrissent légèrement un optimisme ambiant raisonné. L'étude de la CGE révèle également que les évolutions des dernières années se confirment : attirance plus faible des secteurs de l'informatique et de la distribution, engouement plus fort pour les secteurs du conseil, de la banque, de l'assurance, et des énergies. Il s'agit cependant de prendre un certain recul vis à vis des chiffres avancés par la CGE. En effet, les diplômés les plus enclins à répondre aux enquêtes sont statistiquement ceux dont la situation est la plus satisfaisante. Nous imaginons en effet que ceux dont la situation est plus satisfaisante (employé, CDI, salaire élevé...) répondent plus facilement que ceux qui sont à la recherche d'emploi. Le fort taux de réponse permet tout de même d'attribuer une importante vraisemblance aux conclusions de cette enquête.

Par Adrien
Le 15/09/2007 à 16h55

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