Quoi qu'en disent les détracteurs de l'oncle Sam, les Etats-Unis font toujours rêver beaucoup d'étudiants français : pour 6 semaines, six mois, un an, nombreux sont ceux qui traversent l'Atlantique pour une petite aventure américaine. Certains même y prennent goût, et la communauté française est bien implantée: il n'est pas rare de croiser dans un des rares fromagers dignes de ce nom un jeune père de famille désireux d'initier ses bambins aux vrais plaisirs de la vie.
Les motivations des candidats à l'expatriation option cow-boy sont diverses : chercheurs en herbe qui ne se voient pas vivre uniquement d'amour et d'eau fraîche (fut-ce entrecoupée d'un bon verre de vin rouge), sportifs que les installations fabuleuses des campus made in US laissent rêveurs ou jeunes loups désireux d'aller se faire les dents à Wall Street, presque tous réalisent un vieux rêve... et ajoutent une ligne très valorisée sur leur CV (et accessoirement, pour ceux qui restent, quelques zéros à leur salaire).

Comme pour beaucoup d'expériences internationales, rares sont ceux qui regrettent d'avoir franchi le pas. Il faut dire que la compétition est rude et les obstacles à franchir ont tôt-fait de décourager les indécis, du moins pour ceux qui veulent intégrer les plus prestigieuses des universités américaines. Les départs se font en général au niveau du Master américain (postgraduate studies, par opposition au undergraduate studies sanctionnées par un Bachelor - l'équivalent de notre licence) et remplacent la troisième année d'école. Les jeunes Américains rentrent souvent deux ou trois années dans la vie active pour reprendre ensuite leurs études et intégrer une grad school, ne vous étonnez donc pas si vous vous sentez un peu sorti de l'oeuf face à vos « petits » camarades de classe qui frisent la trentaine.

Les systèmes diffèrent selon les établissements et les réseaux, et la première chose à faire est donc de se renseigner auprès de son école lorsqu'on veut se lancer. Il existe parfois des accords d'échange qui « internalisent » le processus (c'est le cas en particulier de beaucoup d'écoles de commerce, qui sur le plan financier ont sans doute plus de possibilités pour établir des partenariats). Mais pour beaucoup, la démarche à suivre est la même que pour n'importe quel étudiant américain, agrémentée d'explications un peu fastidieuses sur le système français et d'un TOEFL au score bien rond. Un conseil toujours valable : s'y prendre longtemps à l'avance (si vous prenez en compte l'aspect financier, ça peut vouloir dire le printemps pour le mois de septembre de l'année suivante, et dans tous les cas les clôtures de certaines procédures d'inscription sont en décembre, toujours pour l'année d'après). Parmi les passages obligés qui mobiliseront votre temps et votre énergie : les tests d'Anglais à faire dans des instituts agréés (et parfois surbookés...- TOEFL, GRE, GMAT...), les lettres de recommandation qui chantent vos louanges (à récolter de préférence auprès de personnes qui vous connaissent et qui sont reconnues dans leur domaine - je sais, ce n'est pas toujours facile à concilier ?), l'exercice obligé du statement of purpose (lettre de motivation assez longue, expliquant pourquoi vous êtes né pour ce master et ce master est né pour vous), les relevés de note depuis le bac traduits avec les équivalences américaines... Pour l'aspect financier (pas franchement négligeable au pays du billet vert, avec des droits de scolarité allant jusqu'à 15 000 dollars par semestre...) sachez qu'il existe un certain nombre de bourses de fondations privées, et plusieurs possibilités d'assister des chercheurs ou des enseignants (très avantageux car en plus de toucher un salaire, vous ne payerez pas vos droits de scolarité), alors renseignez vous et n'hésitez pas à démarcher.

Autant le savoir, les étoiles de la Ivy League se méritent ; mais la course est ouverte à tous, et repose beaucoup sur votre parcours personnel : ne vous découragez donc pas si vous n'êtes pas issus du peloton de tête des grandes écoles. Potassez plutôt vos statistiques les plus valorisantes (classements, taux de sélectivité, quantiles, allez-y sans vergogne, les Américains en raffolent), et n'hésitez pas à vous présenter comme un demi-dieu/génie de la physique/philosophe révolutionnaire (mais pas trop rouge quand même, hein ?) égaré parmi les mortels, car les autres n'auront aucun scrupule. En particulier, sachez que les grandes écoles françaises n'ont que très peu de visibilité là-bas, et que les gens qui vous sélectionnent peuvent ne pas voir la différence entre la royale Parisienne et l'Ecole Supérieure de Sidérurgie appliquée à l'Extraction des Sables Bitumineux de Saint Galant en Varenne (si elle existe celle-là, je n'ai quand même pas de chance). Je sais, c'est dur quand on en a bavé en prépa pour remporter son challenge personnel, mais consolez vous, les élèves déjà passés laissent des traces, et les écoles ayant envoyé des étudiants de qualité bénéficient donc tout de même de leurs antécédents.
La clé réside dans une caractéristique de la société américaine, qui vénère le self-made-man et fait l'apologie du « winner » qui s'est élevé à la force du poignet. Ainsi, on préfèrera souvent celui qui est premier dans une école « de second rang » ou dans son domaine de niche que celui qui est dernier dans une promo triée sur le volet. Le tout est donc de mettre en avant le moment ou on a su se surpasser et arriver en tête. Autre point important, les universités aiment les gens passionnés (petits, déjà...), accomplis (esprit sain dans un corps sain.. si si rappelez vous, vous étiez premier en natation au cours élémentaire..) , épanouis (si vous pratiquez avec ferveur le crochet depuis 5 ans et que vous avez remporté tout les prix de votre club amateur, c'est le moment de le caser). Bref, ne jouez pas les faux modestes, sous peine d'avoir droit à un « loser, passez votre chemin », ou assimilé. Voilà pour les barrages à l'entrée...


La vie en territoire yankee mériterait bien un autre article, mais on ne peut pas tout traiter sans s'étendre. Tout cela est assez révélateur des comportements que vous allez rencontrer et qui font le charme et les travers de la société américaine. On vous recevra en général très chaleureusement et sans à priori, ce qui est très appréciable dans le contexte privé comme professionnel. Certains qualifient parfois de superficiel ce premier abord très chaleureux lorsqu'ils constatent avec surprise qu'il ne débouche pas sur la profonde amitié qu'ils anticipaient. Mais pris de façon positive et lucide, il procure beaucoup de réconfort au nouvel arrivant un peu perdu. Ainsi, on se montrera en général très patient avec celui qui se débat avec un anglais un peu approximatif, et dans les magasins soyez sûrs que vous serez très bien traités : le client est toujours roi. En revanche, sachez que cela fonctionne grâce à un certain esprit. Le respect des règles et des lois en fait partie : ne vous avisez pas de doubler dans la queue, d'utiliser un ami pour vous commander un verre si vous soufflez vos 21 bougies seulement le mois prochain, ou d'expliquer à un ranger qu'un excès de vitesse ce n'est pas si grave. Si vous faites une erreur, personne ne la réparera pour vous et un peu de repenti sera le bienvenu ( un échec rattrapé est même plutôt valorisant ), mais si vous brillez et que vous avez de l'initiative, les portes du rêve américain vous seront grandes ouvertes.
Bref, comme pour beaucoup de pays, les States valent bien qu'on ne s'arrête pas aux clichés qui ont la peau dure (Il est vrai que leur premier citoyen ne les aide pas les pauvres!) et qu'on aille y voir de plus près pour revenir avec le meilleur...

moi c'est djeloveson victor,j'ai 19 as,je viens de haiti.
je suis musicien,je joue de la troppette,batterie,je chante aussi.j'ai toujours souhaité participer dans un cooncours mais helas,.
cette annee,je veux y participercar je veux jouer le tout pour tout.merci
Je rajouterais qu'il ne faut pas hesiter a passer des heures sur internet a bien se renseigner et contacter les profs des universites ils vous repondent (souvent) rapidement et sont tres sympa !
Etant en se moment a Penn State je tiens quand meme a dire que pas mal de cliches se verifient mais le boulot, les infrastructures et les relations profs eleves sont vraiment super: Ca vaut le coup de se battre pour y aller ! (c'est un avis purement personnel ceci dit)