Logo groovy-campus.com

icone_searchLa césure, formule d'avenir

38, 60, 95... Amis taupins, ne cherchez pas le problème mathématique qui se cache derrière les premiers termes de cette série (sic), vous seriez déçus. Cherchez plutôt du côté des statistiques, rubrique "orientation à l'issue de la deuxième année" de nos chères grandes écoles.

Vous trouverez vite: ces chiffres représentent le nombre d'élèves partis en césure ces trois dernières années dans une grande école d'ingénieur française. La direction des études, un peu fébrile, endigue tant bien que mal cette hémorragie interne, qui met à mal ses planifications d'effectifs pour la rentrée prochaine. On a pourtant tout fait pour les rassurer: "Mais non, on ne part pas pour de vrai, mais oui on l'aime votre troisième année, mais si, c'est sûr qu'on reviendra..." Nos homologues commerciaux, quant à eux, nous regardent d'un air désabusé: "chez eux", il y a longtemps que les durées de stage requises rendent très fréquente (50% des étudiants en Ecole de Commerce de la promotion 2005, contre 6% en école d'ingénieur, d'après l'enquête sur l'insertion des jeunes diplômés de la Conférence des Grandes Ecoles 2006) cette année durant laquelle les étudiants quittent le doux cocon du campus pour effectuer 12 mois de stage en entreprise.

"En EN-TRE-PRISE?!?". Stupeur des Gentils Premières Années enfin sortis du couloir préparatoire. Car enfin, ils sont là, tout juste intégrés à cette promo dont ils parlent déjà la larme à l'oeil, et voilà qu'on leur parle de la quitter, volontairement, un an à l'avance... Pas vraiment pressés de se retrouver dans "le monde du travail", nos jeunes élites. Car après tout, ils ne voient pas bien l'intérêt de cette immersion aussi brutale que prématurée. Puisqu'ensuite on aura 40 ans pour s'y frotter...

Ceux qui en reviennent, eux le voient bien. Conducteur de chantier dans le BTP ou trader à Wall Street, mais aussi voyageur humanitaire au Chili ou apprenti chercheur en Australie, les expériences sont multiples et variées. Car tout ou presque est possible, il suffit de se lancer. Les entreprises, tout secteur confondus, sont friandes de cette main d'oeuvre bon marché et sans engagement, qu'ils pourront observer à loisir en vue d'une éventuelle embauche.

Occasion de tester différentes voies pour certains, d'aller vivre une aventure un peu folle pour d'autres, de prendre goût à l'expatriation, la décision de partir pour un an répond à diverses motivations. Pour beaucoup, il s'agit de se confronter à la réalité d'un secteur ou d'un métier qui les attire, mais dont ils n'ont qu'une connaissance académique. Certains verront leurs penchants confirmés, d'autres changeront leur avis du tout au tout... Tous s'accordent pour déclarer cette expérience de terrain hautement enrichissante.

Pour autant, beaucoup ne sont pas aussi déterminés sur le choix de leurs stages que le laisseraient croire des lettres de motivation rédigées avec soin. Mieux encore, l'offre d'un apprentissage professionnel n'est peut-être pas la première des vertus dont ils parent la césure. Car après deux ans de marathon sur les bancs de la prépa, le tourbillon de l'intégration et la boulimie festive de la première année d'école - tous trois peu propices à la prise de recul -, le vrai luxe, ne serait-ce pas cette année entre parenthèses? Loin des choix qui n'en sont pas toujours et des échéances qui arrivent sans crier gare, voilà 365 jours hors du temps, 52 semaines pour se retrouver face à soi-même, définir ses envies et ses priorités.

Après tout, la formule n'est pas sans rappeler l'année sabbatique en vogue chez nos amis d'outre-manche. Rappelons que celle-ci, qui prend place après le A-level (équivalent britannique du baccalauréat), permet aux jeunes futurs étudiants de réfléchir à leur orientation avant d'intégrer l'Université. Tiens donc...

Par Marion
Le 26/09/2007 à 17h36

Les articles

L'année de césure est de plus en plus populaire auprès des étudiants en grande école: les tenants et aboutissants de cette formule.
L'insertion des jeunes diplômés des écoles de commerce et d'ingénieurs semble, en cette année 2007, continuer de s'améliorer, confirmant ainsi la progression amorcée depuis quelques années: un bilan.
Quoi qu'en disent les détracteurs de l'oncle Sam, les Etats-Unis font toujours rêver beaucoup d'étudiants français. Une expérience aux Etats Unis se mérite mais peut offrir un vécu et des débouchés hors du commun.
Le bilan de trois mois d'études au Japon: choc culturel, mentalité japonaise, approche éducative.

Devenir redacteur?

Nous invitons toute personne désireuse de partager une expérience d'études par le biais d'un article à nous écrire.
© Groovy-Campus 2006 - SARL Immenchante RCS B 438 670 390 - 73 parc de l'Argile 06370 Mouans Sartoux - Plan du site | Mentions légales | L'équipe | Contact
Partenaires: Ecole de commerce - Formation | infos sur les écoles de commerce
Powered By Groovy-Campus